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74. Andrée Chedid, A la mort, à la vie (1992)

74. André ChedidA la mort, à la vie
(A la mort, à la vie, nouvelles, Paris, Flammarion, 1992)

Deux frères, très attachés l’un à l’autre ( « …attirant son jeune frère dans ses bras, il le serra ensuite contre lui en murmurant : -A la vie, à la mort ! – A la mort, à la vie ! reprit l’enfant. La nature différente des deux frères se définissait dans l’ordonnance de ces six mots : les uns s’achevant par la mort, les autres se terminant par la vie. », p.216), sont devenus orphelins. L’aîné sacrifie tout, dont sa santé, pour éduquer le cadet. Hospitalisé, il se marie avec son infirmière. Mais un jour, elle le trompe avec son frère…Ce n’est que beaucoup tard que les deux hommes comprendront que leur amour est plus fort que la trahison de cette femme.

 

Les sentiments – 14 pages – *

La pérennité des sentiments à partir de la réécriture d’un conte de l’Egypte ancienne : Les Deux frères.

« Glissant d’une aventure à l’autre, Boris [le cadet] traitait les femmes avec distance et mépris. Une seule, Marina, faillit le retenir. Elle terminait ses études de droit ; elle était jeune, fortement éprise. Dès qu’il s’en aperçut, il provoqua la rupture. –As-tu seulement un cœur ? se plaignit-elle. – Je n’en ai plus. Je m’en suis délivré. Il est ailleurs, très loin, suspendu à l’arbre de mon enfance, dans un jardin défendu. » (p.231)

Publié dansUn tour du monde de la nouvelle du xxe siecle en 80 textes